Règles Unifiées

Zones de Frappes ILLEGALES

Atteinte dirigée à l'oeil de toute nature

Il est illégal d'atteindre les yeux avec les doigts, le menton ou le coude. Les frappes légales ou les coups de poing qui entrent en contact avec l'orbite du combattant ne constituent pas une atteinte à l'œil.

Frappe à la colonne vertébrale, jusqu'au coccyx, ou à l'arrière de la tête

L'arrière de la tête est défini comme la zone commençant au sommet de la tête et allant directement dans l'axe de la tête avec un écart d'un pouce (2,54 cm) de chaque côté. Toute la partie arrière du cou est également illégale: à partir de la jonction occipitale jusqu'au sommet des trapèzes. La zone depuis les trapèzes, le long de la colonne vertébrale et jusqu'au coccyx est également illégale aux attaques.

Coups à la gorge de tout type et/ou saisie de la trachée

Aucune frappe dirigée vers la gorge n'est autorisée. Une attaque dirigée inclurait un combattant tirant la tête de son adversaire de manière à ouvrir la région du cou pour une attaque frappante. Un combattant ne peut pas enfoncer ses doigts ou son pouce dans le cou ou la trachée de son adversaire pour tenter de le soumettre. Si, pendant le combat, un coup de poing est lancé et qu’il tombe dans la gorge du combattant, cela doit alors être considéré comme un coup propre et légal.

Attaque à l'aine de toutes sortes

Toute attaque au niveau de l'aine, y compris frapper, saisir, pincer ou tordre est illégale. Cela concerne aussi bien les hommes que les femmes.

Gestes et Frappes ILLEGALES

Charger avec la tête

La tête ne peut en aucun cas être utilisée comme instrument de frappe. Toute utilisation de la tête en tant qu'instrument de frappe, que ce soit tête contre tête, tête contre corps ou autre, est illégale.

Mordre ou cracher sur un adversaire

Mordre sous n'importe quelle forme est illégal. Un combattant doit reconnaître qu'un arbitre peut ne pas être en mesure d'observer physiquement certaines actions et qu'il doit informer l'arbitre s'il est mordu lors d'un combat.

"Hameçonnage"

Toute tentative d'un combattant d'utiliser ses doigts de manière à attaquer la bouche, le nez ou les oreilles de son adversaire, en étirant la peau de cette zone sera considérée comme un "Hameçonnage". L'"Hameçonnage" consiste généralement à placer les doigts dans la bouche de l'adversaire et à tirer dans des directions opposées en aggripant la peau de l'adversaire.

Tirer les cheveux

Tirer les cheveux de quelque manière que ce soit est une action illégale. Un combattant ne peut en aucun cas attraper les cheveux de son adversaire pour le contrôler. Si un combattant a les cheveux longs, il ne peut utiliser ses cheveux comme pour tenir ou étouffer de quelque manière que ce soit.

"Marteau-pillon" tête ou nuque/cou

Le "marteau-pillon" est considéré comme une projection dans laquelle vous contrôlez le corps de votre adversaire en plaçant ses pieds vers le ciel avec la tête droite vers le sol, et en entraînant sa tête vers le sol. Il convient de noter que lorsqu'un combattant est placé dans une position de soumission par son adversaire, si ce combattant est capable d'élever son adversaire, il peut le projeter de quelque manière que ce soit, car il ne contrôle pas le corps de son adversaire. Le combattant qui tente de soumettre peut ajuster sa position ou lâcher prise avant de se faire écraser sur le sol.

Doigts tendus vers le visage / les yeux d'un adversaire

En position debout, un combattant déplaçant son bras vers son adversaire avec la main ouverte, les doigts pointés vers le visage / les yeux de l’adversaire, constitue une faute. Les arbitres doivent prévenir ce comportement dangereux en communiquant clairement aux combattants. Les combattants sont priés de fermer les poings ou de pointer leurs doigts en l'air lorsqu'ils se dirigent vers leur adversaire.

Coup de coude pointé vers le bas (12h-6h)

L'utilisation d'un coup de coude linéaire «de haut en bas» est interdite. Toute variation de cette frappe droite et verticale du coude rend la frappe légale. De même que tout changement d'angle rend la frappe légale. Toute variation de position ne modifie pas la légalité de la frappe.

Tenir les gants ou le short de l'adversaire

Un combattant ne peut pas contrôler les mouvements de son adversaire en se tenant à son short ou à ses gants. Un combattant peut tenir ou attraper la main de son adversaire tant qu'il ne contrôle pas la main en utilisant uniquement le matériau du gant, mais en saisissant réellement la main de l'adversaire. Il est légal de tenir vos propres gants ou shorts.

Tenir ou attraper le grillage ou les cordes avec les doigts ou les orteils

Un combattant peut mettre ses mains ou ses pieds sur le grillage de la cage et s'en éloigner à tout moment. Un combattant peut poser ses mains ou ses pieds sur la cage et faire en sorte que ses doigts ou ses orteils traversent le matériau de la clôture à tout moment. Lorsque les doigts ou les orteils d'un combattant traversent la cage, saisissent le grillage et commencent à contrôler soit la position de son corps, soit celle de son adversaire, cela devient alors une action ILLEGALE. Un combattant ne peut en aucun cas attraper les cordes ou enrouler ses bras par-dessus ou sous les cordes du ring. Le combattant ne peut pas intentionnellement franchir les cordes. Si un combattant est pris sur le fait en train de saisir le grillage, ou la corde ou tout autre matériel de la cage ou du ring, l'arbitre doit déduire un point de la feuille de score des combattants fautifs si la faute a eu un impact substantiel sur le déroulement du combat. Si un combattant s'aggripe à la cage et si cette infraction lui confère un avantage sur l'opposant consécutif à cette infraction, le combat est interrompu par l'arbitre qui fait reprendre les combattants depuis une position neutre, après avoir déterminé si une déduction de points est appropriée.

Manipulation des petites articulations

Les combattants doivent saisir la majorité des doigts ou des orteils pour se défendre ou pour agir. Les doigts et les orteils sont de petites articulations. Les poignets, les chevilles, les genoux, les épaules et les coudes sont de grandes articulations.

Jeter un adversaire hors du ring ou de la cage

Un combattant ne doit pas jeter son adversaire hors du ring ou de la cage.

Placer intentionnellement un doigt dans un orifice ou dans une coupure ou une lacération de l'adversaire

Un combattant ne doit pas placer ses doigts dans une lacération ouverte dans le but d’en agrandir l'ouverture. Un combattant ne doit pas placer ses doigts dans le nez, les oreilles, la bouche ou un orifice quelconque de l'adversaire.

Griffer, pincer, tordre la chair

Toute attaque qui cible la peau du combattant en griffant la peau ou en essayant de tirer ou de tordre la peau pour infliger une douleur est illégale.

Restrictions pour un Combattant au Sol

Frapper la tête d'un adversaire au sol avec les pieds ou les genoux

Un combattant au sol est défini comme: toute partie du corps, autre qu'une seule main et la plante des pieds touchant le sol de la zone de combat. Pour se mettre à la terre, les deux mains paume / poing vers le bas et / ou toute autre partie du corps doit toucher le sol de la zone de combat. Un seul genou, un bras, et le combattant est considéré comme étant au sol, sans avoir aucune autre partie du corps en contact avec le sol de la zone de combat. À ce stade, les coups de pied ou de genoux à la tête ne sont pas autorisés.

Piétinement d'un combattant au sol

Le piétinement est considéré comme toute action de frappe avec les pieds lorsque le combattant lève la jambe, plie la jambe au genou et amorce une action de frappe avec le bas du pied ou du talon. (Note) Les coups de pied marteau ne sont pas des piétinements. Les arrêts de pied debout ne sont PAS une faute. En tant que telle, cette faute n'inclut pas le piétinement d'un combattant debout. Un combattant au sol est défini comme: Toute partie du corps, autre qu'une seule main et la plante des pieds touchant le sol de la zone de combat. Pour qu'un combattant soit considérer à terre, les deux mains paume / poing touche le sol et / ou toute autre partie du corps doit toucher le sol de la zone de combat. Il doit être clair pour tous les combattants qu’une fois l’adversaire au sol, aucun piétinement n’est autorisé, même aux pieds.

Pratiques Prohibées

Timidité à combattre (évitement du contact, perte constante du protége-dent ou simulation de blessure)

La timidité chez un combattant est définie comme un évitement délibéré de tout contact avec son adversaire ou qui fuie devant le combat. De même l'arbitre peut considérer comme timidité à combattre, toute tentative d'un combattant de gagner du temps en prétendant faussement une faute, une blessure, en laissant tomber ou en crachant volontairement son protège-dent ou toute autre action conçue pour suspendre ou retarder l'action du combat.

Utilisation d'un langage injurieux ou grossier dans la zone de combat

L'utilisation d'un langage injurieux ou grossier n'est pas autorisée pendant les compétitions de MMA. Il appartient à l’arbitre de déterminer à quel moment le langage devient injurieux ou grossier. Il doit être clair que les combattants peuvent tout à fait parler pendant un combat. Le simple usage de la parole n'est pas une violation de cette règle. Des exemples de langages abusifs sont: langage raciste ou péjoratif.

Un mépris flagrant des instructions de l'arbitre

Un combattant DOIT suivre les instructions de l'arbitre à chaque instant. Tout écart ou non-respect peut avoir pour conséquence une déduction de points sur la feuille de score du combattant fautif voir aboutir à la disqualification de celui-ci pour le combat.

Conduite anti-sportive qui cause une blessure à l'adversaire

On attend de tout athlète pratiquant le MMA qu'il donne une image positive de son sport, mettant l'accent sur l'esprit sportif et l'humilité. Tout athlète qui ne respecte pas les règles du sport ou tente d'infliger un préjudice inutile à un combattant alors que l'arbitre a arrêté le combat ou que le combattant a tappé au sol (par suite d'une soumission), doit être considéré comme antisportif.

Attaquer un adversaire après que la cloche a sonné la fin d'un round

La fin d'un round est signifiée par le son de la cloche et l'annonce de fin de round par l'arbitre. Une fois que l'arbitre a fait l'annonce de fin de round, toute action offensive initiée par un combattant doit être considérée comme "après la cloche" et donc illégale.

Attaquer un adversaire pendant la pause

Un combattant ne doit pas combattre son adversaire d'aucune manière pendant un temps mort ou une interruption du combat.

Attaquer un adversaire qui est sous la garde de l'arbitre

Une fois que l'arbitre a demandé l'arrêt de l'action pour protéger un combattant physiquement atteint ou incapable de poursuivre le combat, les combattants doivent cesser toute action offensive les uns envers les autres.

Interférence du coin d'un combattant

Par interférence, on entend toute action ou activité visant à perturber le combat ou à donner un avantage injuste à un combattant. Les coins ne sont pas autorisés à distraire l'arbitre ni à influencer ses actions de quelque manière que ce soit.